Extrait – Né pour survivre

– Bong, Bong, Bong !

Dans son crâne résonnaient les pulsations au rythme régulier de son coeur.

Il s’interrogea :

– Mais !? Que se passe-t-il ?

– Bong, Bong !

Il ouvrit un oeil, puis l’autre…

– Où suis-je, quel est cet endroit ? se demanda-t-il. A voir la hauteur du plafond, ce ne peut être ma chambre !

Se redressant tant mal que bien, il s’efforça de deviner où il pouvait bien se trouver. A première vue, sans prendre de gros risques, il aurait dit que cela ressemblait fort à une église. Quoique l’avis d’un spécialiste ne serait pas de trop car la religion et lui…

Pourquoi était-il ici ? Quelle heure était-il ? Sa montre, il ne l’avait plus, quelqu’un la lui avait volée !

Et… , mais il était nu, entièrement nu !

– ouh, ma tête, ça me lance… !

… Bon, songea-t-il en se prenant la tête à deux mains, forçons-nous à rester calme, récapitulons :

Hier soir, en se couchant, il avait revêtu son pyjama, le blanc à rayures bleues, sa montre se trouvait à son poignet et il s’était bien évidemment couché dans son lit. Maintenant, il émergeait il ne savait où, sur une paillasse humide et pour le moins inconfortable, avec une tête, mais alors, comme une pastèque, nu et sans aucune idée de l’heure qu’il pouvait être…

Je n’aime pas ça, ronchonna-t-il, pas ça du tout.

Tentant de se lever, encore une de ses bonnes idées, les articulations de ses membres lui firent rapidement comprendre que cela devait faire un moment qu’il se trouvait là.Recouvrant son corps de la maigre toile qui lui servait de couverture, c’est en tremblant de froid et claquant involontairement des dents qu’il s’approcha d’une faible lueur provenant de l’embrasure d’une porte afin de jeter un coup d’oeil à l’extérieur. Un singulier spectacle s’offrit alors à sa vue : plusieurs types discutaient tranquillement autour d’une statue représentant un personnage, simplement armé d’un coutelas, un long couteau, faisant face à un immense animal. Qui était cet homme ? Il ne saurait le dire, mais malgré le manque flagrant  de réaction de ses cinq sens, il ne pouvait que s’étonner de l’étrange et évidente ressemblance de cet individu avec sa modeste personne.

Extrait de « Né pour survivre » Cyril Burysek.